bandes
de l'avenue de
l'hippodrome (crédit de P. Munsch)
Le Mouvement de Défense de la Bicyclette s'indigne de la
position rétrograde des maires des 11 communes ayant
signé
une lettre de protestation contre les bandes cyclables de l'avenue de
l'Hippodrome dans le bois de Boulogne. Cet aménagement dessert
effectivement l'« anneau » de Longchamps parcouru par de
nombreux cyclistes sportifs, mais il permet également de rendre
plus sûre la traversée du bois vers Paris depuis le pont
de
Suresnes et constitue ainsi un itinéraire intéressant
pour des cyclistes quotidiens.
Alors même que le département des Hauts de Seine se targue
de proposer un schéma directeur des aménagements
cyclables
ambitieux, cette prise de position affiche un mépris total des
cyclistes utilisant le vélo comme mode de déplacement. Le
bois de Boulogne, dont nous réclamons qu'il soit pratiquement
interdit aux voitures, est l'un des lieux où, dans
l'immédiat, ce type d'aménagement doit être
privilégié. On peut tout craindre lorsqu'il s'agira de
diminuer réellement le nombre de voies ouvertes aux voitures
dans
les communes des maires signataires (dont certaines sont quasiment
inaccessibles à vélo depuis Paris :
Sèvres,Saint-Cloud, ... ).
La Ville de Paris a entrepris depuis plusieurs années une
politique qui porte ses fruits si l'on en juge par le nombre de
cyclistes qui sillonnent la capitale. Pour le MDB, qui soutient et
encourage le développement des aménagements parisiens, la
priorité est maintenant d'étendre cette démarche
aux communes limitrophes afin de convaincre leurs habitants de
l'avantage de ce mode de transports.
Gageons qu'encouragés par cet aménagement parisien les
« banlieusards » se laisseront tenter par le plaisir d'une
traversée matinale des bois sur un aménagement sûr
et confortable.